Finalement, le MEDEF (de justesse) n'a pas accepté la réforme des statuts qui aurait permis à L. Parisot de faire un troisième mandat.
Elle a réuni contre elle ceux qui ne l'aimaient pas et ceux qui estimaient que bidouiller les statuts pour elle constituait un signal très négatif.
Comment est-il possible qu'elle n'ait pas évalué la dimension symbolique de ce qu'elle demandait ? Comment est-il possible que certains patrons ne mesurent pas l'effet sur leur salariés des privilèges qu'ils conservent quand ils demandent à leurs salariés des efforts ?
Il y a dans l'exercice du pouvoir une dimension symbolique puissante. Rappelons qu'on a reproché à Nicolas Sarkozy de désacraliser la fonction, qu'on reproche à François Hollande de manquer de charisme...
On a sous les yeux un nouveau Pape qui a, lui, compris qu'il devait incarner la fonction et, bien plus, que sa volonté de l'exercer autrement devait se matérialiser par des signaux puissants.
Poudre aux yeux ? Je ne crois pas.
Cette dimension symbolique oblige tout autant que les promesses. Elle est le garde-fou contre les dérives autocratiques, contre l'ubris...
Aussi puissant soit-on, on ne peut pas piétiner les symboles ! Sinon il vous le feront payer un jour.


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