Version muette du chef prophète, le chef "statue du commandeur" est mieux adapté que celui-ci au monde de l’entreprise, car il peut lui arriver de donner des ordres pertinents.
Quoique ?
« Ordre » n’est pas l’expression appropriée : il lâche, en passant, une remarque, une réflexion l’air de rien. Devez-vous en tenir compte ? Évidemment, car c’est un ordre. Quand il parle, soyez aux aguets, tendez l’oreille, plus il baisse la voix, plus il marmonne, plus ce qu’il dit est important et impératif.
Toujours parfaitement lisse et imperturbable, il est extrêmement difficile de savoir s’il juge que vous avez bien ou mal travaillé ; il est totalement inutile de lui poser la question directement, vous n’obtiendrez même pas un mouvement de sourcil. Peut-être un jour, bien plus tard au cours d’un échange, ou plus exactement en réaction à l’un de vos laborieux monologues (il faut bien meubler son silence), un adjectif qualificatif viendra-t-il vous fournir une indication de son appréciation ?
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Comment gérer un chef technicien parvenu ?
Totalement incapable de diriger une équipe et conscient de cela, le technicien parvenu a gravi les échelons grâce à un savoir-faire technique auquel il s’accroche. (De ce point de vue, les femmes ont autant de chance de figurer dans cette catégorie que les hommes.) Frustré de ne plus l’utiliser directement (trop chef), il em… les malheureux qui opèrent désormais à sa place et délaisse les activités qu’il supervise – sans les avoir pratiquées auparavant – parce qu’il les comprend mal et n’a pas envie de s’y investir.
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Mortel Management sur 06/03/2010 dans Comment gérer son chef ? | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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