Je reviens sur le plafonnement des salaires dans les entreprises publiques, car la mesure est plus symbolique qu'il n'y paraît.
Il me semble que dans l'éthique d'un dirigeant salarié, il y a cette idée qu'il doit se mettre au service d'une entreprise créée par d'autres - et qui lui survivra - et que ceci lui crée plus de devoirs que de droits. La course à l'échalotte des salaires et avantages divers est évidemment en totale contradiction avec cette conception.
Le deuxième idée c'est que le dirigeant salarié - aussi doué soit-il - ne doit jamais se considérer comme l'homme providentiel, indispensable : cette dérive le pousse très vite, en effet, à se considérer comme le "propriétaire" de fait - sinon de droit - de l'entreprise dont il n'est que le serviteur.
Bref, le plafonnement constitue un rappel à l'ordre utile et je ne doute pas que, si le cap est maintenu, l'Entreprise y gagnera bien plus que l'économie de salaire !


Je lis ce que vous écrivez à propos de ce j'ai écris moi aussi dans mon blog. Le "salaire maximum". Je partage votre point de vue mais pas totalement. Néanmoins l'idée de la contribution à la société, que ce soit une entreprise en particulier, est une idée qui m'est chère.Cette trop grande personnalisation aussi est insupportable. Beaucoup d'idées à échanger, mon cher Christian.
Rédigé par : hélène de Montaigu | 07/07/2012 à 22:39