Les Français n'ont pas voté pour un projet "de gauche", ils ont voté contre une certaine forme de pratique du pouvoir par Nicolas Sarkozy.
Les français ne sont pas idiots : ils ont conscience que leurs élus ne pèsent pas lourd dans l'économie-monde. Ils savent que les leviers financiers dans les mains des dirigeants français - et donc les résultats - sont limités.
Mais ils ne supportent pas la suffisance, l'arrogance, le goût du pouvoir et de l'argent de ceux qui sont aux manettes.
Dans les entreprise, c'est pareil. Comment des patrons salariés qui rejettent sur la crise les causes des difficultés de leurs entreprises peuvent-ils "oser" s'octroyer des salaires, des parachutes aussi exhorbitants ?
Les mesures symboliques pour ramener les dirigeants à une certaine forme d'ascèse ne coûtent rien. Si le gouvernement tient le cap et s'applique à lui-même cette hygiène, il y a là le ferment d'une transformation des relations sociales et de cohésion plus profonde que l'on ne l'imagine.


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