Dans l'article du mois de mai du Cercle des blogueurs pour un management gagnant, Yvon Mougin justifie la priorité au profit sur le social pour les entreprises privées.
Il écrit : "Notre postulat de départ est que l’entreprise doit travailler dans un contexte de concurrence mondialisé et doit se positionner sur des marchés et vendre ses prestations tout en faisant du profit.
Notre postulat de départ est que la contribution des entreprises à une politique sociale passe par le partage de ses profits via l’impôt.
Il faut qu’il y ait un niveau élevé de richesses pour que cela puisse générer un niveau élevé de prestations sociales.
Autrement dit, tout en agissant pour que le personnel soit motivé et bien dans sa peau, il faut accepter la nécessité de faire admettre la notion de performance à tous les niveaux.
Cette performance à tous les niveaux permet de créer de la richesse puis de la partager."
Cela pourra paraître étrange mais je partage entièrement son avis.
Sous une seule condition : l'entreprise doit être respectueuse des individus qui la composent. Pour les conditions de ce respect,
voir mon e-book sur le site Editea. Mais aucune de ces conditions ne remet en cause l'affirmation d'Yvon.
L'une de ces conditions est précisément la clarté dans le contrat managérial : qui peut nous faire croire que les entreprises privées n'ont pas une obligation économique de performance et un objectif de profit ? L'affirmer sans détour, c'est donner la possibilité d'ouvrir le débat sur les conditions dans lesquelles cet objectif se réalise. Le masquer derrière de bonnes paroles, c'est au mieux leurrer les autres en se leurrant soi-même, au pire les prendre cyniquement pour des idiots. Mais dans ce cas, le retour de bâton n'est jamais très loin.
Comment gérer un chef qui se disperse et vous disperse ? Faites la grève du zèle !
Mais les pires, ce sont ceux qui dispersent aussi leurs collaborateurs : réunions au pied levé qui bousculent les agendas, décisions en urgence, mobilisation sur des détails, demande de notes sur des sujets qui ne seront jamais traités...
Pas facile de résister en faisant valoir d'autres urgences, des contraintes d'agendas... Une fois, deux fois, trois fois... À la quatrième, gare !
La seule solution : la grève du zèle !
Si vous croyez avoir la paix en les satisfaisant à toute allure, détrompez-vous ! Il va prendre goût à votre réactivité et vous sollicitera à la moindre lubie.
Au contraire, différez ce qui vous semble secondaire ! Quand il insiste, remettez un doc à moitié fini : il se lassera et jettera son dévolu sur un autre plus zélé.
Vous n'y gagnerez pas son admiration mais vous aurez la paix.
Mortel Management sur 25/05/2012 dans Comment gérer son chef ? | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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