Après 32 saisons consécutives en L1, l'AJA va descendre en L2. Guy Roux résume ainsi les causes de cet échec : "Cette rétrogradation correspond à une cascade d'erreurs de trois Présidents accompagnés de quatre entraîneurs."
Il met l'accent sur l'instabilité des équipes de direction. Et il ajoute : "Il n'y a pas eu besoin de conflit. A chaque fois ce sont des hommes seuls qui se sont trompés."
En effet, cette instabilité interdit de construire une véritable équipe de direction, soudée et qui joue "collectif". Et le boss se retrouve isolé.
Les managers mettent du temps à s'ajuster autour du chef, entre eux, à "s'aligner" - comme on dit maintenant- sur le projet, sur les valeurs de l'organisation. D'autant qu'à l'AJA, ces valeurs, ce projet -formation des jeunes, solidarité, valorisation financière des talents par l'acceptation du départ des meilleurs - n'étaient plus portées par le leader qu'était Guy Roux.
C'est peut-être la vraie leçon de cette descente : quand le boss qui portait le projet collectif s'en va, les successeurs doivent avoir le courage de s'interroger sur leur capacité à faire vivre l'entreprise sur les mêmes bases.


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