Je poursuis les notes sur les conditions à remplir pour une entreprise respectueuse des humains. J'ai déjà traité de l'impératif d'éradiquer les sales cons et de bannir les lèche-culs. J'ai rappelé l'exigence du respect du contrat de travail et managérial, à la lettre mais aussi dans l'esprit. J'ai insisté sur le respect des individus dans leur singularité qui va bien au-delà de ce que l'on nomme aujourd'hui diversité.
J'ai rappelé qu'il n'y a pas de respect possible du patron s'il bénéficie d'avantages ou de systèmes de protection disproportionnés et la nécessité qu'il assume ses responsabilités sans se cacher derrière les contraintes externes.
Je voudrais maintenant traiter d'une condition qui s'applique à tous : la
bienveillance. Toutes les études en neuropsychologie démontrent que, contrairement à ce que prétendent les théories économiques classiques, la tendance naturel des acteurs n'est pas la compétition mais la bienveillance et la coopération. La copération, l'échange sont plus naturels que la prédation ou la guerre. Mais cette bienveillance est vite mise à mal si l'on a l'impression que l'autre ne joue pas le jeu. Une fois les sales cons et les lèche-culs éradiqués, les autres salariés devraient, normalement, travailler ensemble en harmonie. Or, l'éradication est une condition nécessaire mais pas suffisante. La reconnaissance de l'autre, de ses contraintes, de ses impératifs est indispensable : le commercial doit tenter de comprendre el contrôleur de gestion. Et réciproquement. L'informaticien doit faire l'eefort de se mettre à la place des utilisateurs. Et réciproquement. Partir du principe que l'autre n'est pas là pour entraver son propre travail n'est pas simple : les managers doivent faire l'effort de rapprocher leurs équipes, mais ces mêmes équipes doivent faire l'effort de se parler !
Le bienveillance est une exigence de la vie en commun et du travail coopératif : tout ce qui la favorise doit être valorisé et tout ce qui l'entache doit être traqué.
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