Faut-il d'ores et déjà tirer des leçons de cette catastrophe, pointer les responsabilités, dénoncer, invectiver ?
De mon point de vue, la décence voudrait que non...
Mais on ne peut s'empêcher de réfléchir à l'après... La crise financière, la remise en cause des dictatures, notre impuissance technologique, nous appellent à un travail d'humilité...
Rendons hommage tout d'abord à ceux qui souffrent et luttent alors que nous sommes encore à l'abri et, tout de suite après, plutôt que de pointer du doigt les irresponsables qui nous gouvernent, de lancer des anathèmes, mettre en relief une vertu positive, une vertu qui panse les plaies : la solidarité.
Je ne parle pas ici seulement de la solidarité dans les difficultés concrètes (certes indispensable), mais de cette solidarité qui unit l'humanité dans un même destin, par-delà les couleurs, les systèmes, les positions sociales... De cette solidarité qui nous permettra, peut-être, de penser un futur différent...
Face à cette catastrophe, plus que jamais, l'expression "frères humains" prend tout son sens.


ab l’histoire du monde prouve que ce type d’attitude d’une clssae dirigeante est toujours le pre9lude de bouleversements politiques majeurs. bbQue dire de plus? Le vieux singe que je suis sait parfaitement que c'est vrai. Partout dans le monde, les e9lites et leurs massme9dias (avec pignon sur internet ou pas) sonnent creux, leur simagre9es sont transparentes.J'aime beaucoup Asselineau et son argumentaire factuel, plein de bon sens, ge9ne9reusement leste9 de faits. Les faits. Les faits sont comme des pe9pites d'or.
Rédigé par : Eddy | 18/07/2012 à 06:37
Effectivement, il n’y a pas de raison de pointer du doigt les irresponsables qui nous gouvernent, ni même de qualifier ces dirigeants d’irresponsables, d’autant que nous ne ferions sans doute guère mieux à leur place, le rayon d’action dont disposent les nations étant plus que limité individuellement.
Il y a en revanche une irresponsabilité collective, qui se traduit par l’incapacité des Etats à prendre des décisions et qui fait ressurgir à chaque difficulté la volonté de chacun de n’assurer que ses propres intérêts.
La solidarité n’est pas une valeur d’Etat. En revanche les bonnes intentions sont une valeur sûre, qui permettent aux nations, unies ou non, d’être moralement irréprochables, de ne pas décider et de ne pas aller à l’encontre des intérêts des uns ou des autres.
La solidarité financière, c’est dans le monde actuel celle qui consiste à se débarrasser massivement des valeurs japonaises pour limiter ses pertes.
La solidarité humaine, c’est celle qui consiste à se poser la question des conséquences de l’arrivée d’un éventuel nuage radioactif dans le ciel français. C’est aussi celle qui consiste à ne pas intervenir en Lybie.
Allons prier : Cela ne coûte rien et apaise les consciences.
Rédigé par : meyer | 17/03/2011 à 14:01