Sur la base d'une rumeur (l'Espagne s'apprêterait à faire appel au FMI), démentie, les marchés ont fait plonger les bourses de la planète.
Pourtant, si l'on en croit les économistes, l'État espagnol est largement moins endetté que beaucoup d'autres pays européens. Les marchés sont irrationnels et nous le confirment chaque jour. Or, la théorie économique prétend le contraire. A quand une théorie qui partira du postulat inverse : les marchés mondialisés, complexes, ne permettent pas une prise de décision rationnelle. Donc ils sont émotifs. Donc révisons nos concepts économiques.
P.S. Certains checheront le salut dans a science mathématique mais celle-ci est également "imparfaite". (voir la note de demain).


Merci à Eric et Grégoire pour leurs contributions qui éclairent ce qui est pour moi parfois intuitif...
Rédigé par : c.oyarbide | 05/05/2010 à 18:39
L'argent est volatile, il faut donc le rendre solide par certaines prises de décisions et lorsque la situation ne permet pas de gagner on passe à la phase de protection (à ne pas confondre avec la spéculation) qui consiste à éviter d'en perdre en se débarrassant d'actifs supposés fragiles : le manque à gagner est compensé en évitant des pertes. Le problème est que les banques, les traders et les fonds de placements gagnent de l'argent aussi en faisant éviter à leurs clients d'en perdre.. Une bonne vache est une vache qu'on peut traire deux fois^^. La crise des subprimes montrait que les banques étaient trop liées entre elles (elles étaient toutes clientes de manière endogène et ne pouvaient plus se débarrasser de leurs actifs pourris), avec la crise en Grèce et en Europe, ces mêmes banques et autres fonds peuvent encore un peu se libérer de leurs engagements en les revendant mais ils faut faire très vite car d'ici quelques semaines plus personne ne voudra acheter des produits corrompus par l'endettement des États et une perspective économique modeste.
Rédigé par : Aymeric-henry Werth | 05/05/2010 à 16:42