C'est le titre d'un article d'Eric Albert dans les Echos.fr. Ci-dessous des extraits :
"Janvier n'est pas encore terminé, la période est aux bilans et aux résolutions. Arrêtons-nous quelques minutes sur notre façon de travailler. Avant même de s'intéresser au contenu (ce à quoi nous consacrons notre temps professionnel), posons-nous la question du volume. Le premier constat est qu'il n'existe plus dans l'année de « période creuse ». La surcharge, qui alternait avec des périodes de moindre charge, est maintenant permanente. Personne ne termine plus sa journée avec le sentiment d'avoir « fini son travail ». Au mieux peut-on se dire que l'on a fait le maximum que l'on pouvait faire, mais on sait que ce qui reste à faire est encore considérable. Chacun s'arrange en travaillant de chez soi, le soir, en week-end ou en vacances pour tenter de venir à bout de l'éternelle « to do liste ». En vain : elle se réalimente toujours plus vite, et son obésité semble chronique, voire définitive
On sait que c'est un mode de management connu et délibéré que de provoquer la surcharge. Il se justifie par l'hypothèse selon laquelle il conduit au dépassement de soi et favorise la progression. En poussant ainsi les managers, ils sortent de leur zone de confort et s'améliorent. Certes, mais s'il s'agissait réellement d'amélioration, les managers seraient suivis, aidés, accompagnés dans leur perfectionnement. Or ils peuvent témoigner que, la plupart du temps, ce n'est pas le cas.
.... Après cette année de crise de laquelle tout le monde sort épuisé, il serait bienvenu que la suivante soit celle de l'oxygène que l'on donne à son entreprise comme à ses collaborateurs. Un sujet à méditer entre deux cartes de voeux.


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