Il est évident que les femmes sont moins présentes au sommet des entreprises. Même BNPParibas, citée en exemple pour compter 25% de femmes dans son Conseil d'Administration, n'en comptait aucune dans son Comité de Direction au Ier août 2009 (Source Alternative écomonique de Novembre 2009).
L'argument contre les quotas est : on va mettre des femmes au pouvoir juste parce qu'elles sont femmes et pas pour leurs compétences.
Le second argument corollaire est : la femme nommée sera toujours soupçonnée d'avoir atteint cette position parce qu'elle est femme, alors qu'un homme aurait été peut-être meilleur qu'elle.
Dans ce cas, moi j'accuse les énarques-inspecteurs des finances - les X du corps des mines, les francs-maçons, les membres de l'Opus Dei (?) d'être plus souvent nommés pour leurs diplômes et leurs réseaux que pour leur compétence.
Par ailleurs, je maintiens que la diversité dans les équipes de Direction (d'âge, de sexe, d'origine scolaire, géographique...) est un atout.
Je suis persuadé que, le nombre de femmes augmentant au sommet, ensuite, à tous les niveaux de la hiérarchie, les écarts de salaires, de responsabilités entre les sexes s'estomperont.
Je suis pour les quotas de femmes dans les Comités de Direction, à atteindre sans longue période de transition : leur entrée en vigueur rapide va bouleverser les positions acquises, introduire du mouvement, de la nouveauté. Elle sera un excellent levier managérial.


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