Suite des extraits du livre « Regards sur la crise » qui regroupe des entretiens réalisés dans le cadre du journal de la Rédaction de France Culture.
Cette semaine, une réflexion d’ d’Elisabeth de Fontenay philosophe.
« L’abstraction généralisée (de la finance, des idéologies…), le nihilisme de la spéculation financière, et de la spéculation révolutionnaire font que beaucoup de gens ne peuvent supporter cette uniformisation mutilante…
…. Chaque fois que quelqu’un, dans son domaine, essaie de lutter contre l’abstraction, c'est-à-dire de renoncer à gagner un peu plus d’argent pour adopter des manières d’être et de faire qui soient moins barbares, un pas est fait vers une forme de réparation de l’humanité… Par exemple… il ya des manières assassines et il y a une manière humaniste de corriger des copies. Que chacun donc, à sa place, fasse son travail et dans l’époque calamiteuse où nous nous trouvons, cela mérite de s’appeler résistance. Et l’esprit de résistance, c’est pour moi l’idéal absolu. »
Voilà peut-être la ligne de force de tous ces discours de philosophes. N’attendons pas un hypothétique renouveau d’instances supérieures qui n’ont plus de prises sur le cours des choses, retrouvons notre liberté, prenons nos responsabilités et par cela retrouvons la « grandeur » de l’humain.
Jeudi prochain, Dany Robert-Dufour un autre philosophe.


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