Extrait d’un article de Marc Mousli, déjà ancien, mais « malheureusement » toujours d’actualité :
« Dans l'économie mondialisée, le coût des facteurs de production, à commencer par les salaires et les matières premières, constitue une donnée majeure. Mais nous disposons de multiples exemples d'entreprises européennes compétitives bien que leurs salariés soient payés vingt fois plus cher que les Indonésiens ou les Vietnamiens employés par leurs concurrents... Pour arriver entre les mains du consommateur, le produit doit être conçu, fabriqué, contrôlé, emballé, transporté, stocké, réexpédié, mis en rayon et, enfin, vendu... et comme le rappelle Pierre Veltz, « dans l'entreprise complexe, plus que les facteurs de production isolés, c'est l'intelligence de leur combinaison qui crée l'efficacité.»
… Gary Hamel… a publié, en 2007, The Future of Management, qui vient de sortir en France sous le titre La fin du management. Il y constate que face à la mondialisation, l'innovation en matière de produits et de technologie ne suffit plus. Il est vital d'innover aussi en management...
Le diagnostic est impeccable… Comme souvent, les choses se gâtent quand il s'agit de passer aux préconisations… Il est facile de présenter des modes de management séduisants, mais on comprend vite que s'ils sont efficaces, c'est parce qu'ils ont été taillés sur mesure pour le collectif de travail qui les pratique.
... Les raisons de cette difficulté sont connues : la grande diversité des situations et des histoires, l'impossibilité d'apporter des solutions clef en main, le poids des individualités... On sent bien qu'il faudrait prendre du recul, proposer des approches plutôt que des outils, pratiquer un benchmarking (analyse comparative entre organisations) distancié et critique, prendre de la distance vis-à-vis des « meilleures pratiques » des autres et inventer plutôt qu'imiter.
Napoléon disait quelque chose comme : « En amour c’est comme à la guerre, la clé du succès est dans l’exécution… »
C’est vrai aussi en matière de management : mais encore faut-il l’admettre.


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