Suite de notre série d'articles sur la génération Y (voir note précédente : la génération Y au travail : un défi pour les entreprises)
Extrait d’une interview de Jean-Marie Petitclerc, prêtre catholique et éducateur spécialisé :
« La grande évolution c’est qu’avoir une position de pouvoir ne confère plus à leurs yeux (les jeunes) automatiquement une position d’autorité. Celle-ci est de plus en plus fondée sur la crédibilité de la personne et sa capacité à se rendre légitime. Les dirigeants d’entreprise doivent tenir compte de cela. Dans l’ensemble, ces jeunes acceptent facilement la critique, mais encore faut-il qu’elle soit formulée de manière non agressive et constructive… D’après moi, il est important que l’entreprise reprenne sa place d’acteur de la société et participe aussi à l’éducation des jeunes. Guidée par sa logique financière, elle s’est dégagée peu à peu de cette responsabilité qui consiste à intégrer les jeunes adultes dans la vie sociale. »
Tout cela est bel et bon, mais je me permettrais deux observations :
- Le pauvre manager de terrain à qui l’on demande de plus en plus devrait donc se relégitimer en permanence pour conserver son autorité. On n’a pas fini de voir monter le stress dans cette catégorie de salariés.
- L’entreprise qui doit être éthique, écolo, performante, respectueuse de règlementations sur la diversité, la parité, la publication des comptes, la fiscalité… devrait, en plus, assumer une fonction d’intégration « spontanée ».
Je pense que là aussi on frôle le trop plein.
Nous ne sommes plus devant une question managériale, mais devant une question de société et pas de sociétés.


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