Le forum de Davos ouvre ses portes.
Les patrons ont ouvert le bal en disant que, suite à la crise, ils craigaient un excés de régulation.
Je suis d'accord avec eux, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.
Les organismes de régulation mondiaux ou supra nationaux actuels profitent de la faiblesse des institutions politiques mondiales ou supra nationales pour s'instituer "législateurs" au nom d'une supériorité technicienne que personne ne peut contester puisque, pécisément, la contestation ne pourrait venir que d'une volonté extérieure "politique".
C'est ainsi qu'en l'absence d'une telle volonté, les régulateurs comptables considérent que la valeur d'une entreprise est sa valeur de marché, donc sa valeur en bourse. Les dégâts qu'elle peut causer à l'environnement étant par exemple considéré comme une externalité qui n'est à prendre en compte que dés lors qu'elle a un coût "immédiat" (j'insite sur l'immédiat) pour l'entreprise considérée.
Je crains tout autant les régulateurs écologisants qui pourraient s'accaparer le pouvoir au nom de la défense d'une nature idéale qui prendrait le pas sur les humains qui l'habitent. Idem pour les déontologues qui pourraient virer aux inquisiteurs.
Je m'arrête là car il y aurait beaucoup à dire sur ces sujets...
Mais pourquoi ne parle-t-on pas de cela à Davos ?


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