A lire dans Le Point daté du 19 novembre, une interview de Jacques Alain Miller sur le rapport de notre Président au réel, à méditer par tous les patrons, les managers en situation de décsion :
"Il (Sarkozy) dit au milieu des ouvriers : "Gandrange est sauvé" comme les rois guérissaient les écrouelles en les touchant et rien ne se passe. Si la réalité est bonne fille, sa plasticité n'est pas infinie : elle ne se laisse faire que ce qui lui plaît... Il est en train d'apprendre à ses dépens que, dans l'existence, il n'y a pas que la réalité et le rêve, il y a du réel."
"Le réel c'est l'impossible, disait Lacan. Nicolas Sarkozy a un sens aigu du possible, c'est un inventeur de formes nouvelles..., un briseur de codes et de tabous.. Mais il lui manque le sens de l'impossible. Le réel fait barrage. On ne peut pas le changer. Plus on est volontaire, plus on le met à nu. A ce moment là on a le choix. Ou on se fracasse dessus : échec grandiose. Ou on cherche la meilleure façon de faire avec."
... "D'abord, il essaie de prendre de court le réel. Donc, il multiplie les pointes de vitesse, fait de la surenchère, bâcle ses initiatives, s'embrouille..."
" Ensuite le réel il le dénude, il refuse de payer l'impôt hypocrisie que réclame la société, elle s'indigne... Au nom de toute vérité est bonne à dire, il piétine les usages juridiques..."
" Tout se passe comme s'il croyait que dire la vérité sur le réel permet de shooter dedans comme dans un ballon et de l'évacuer vite fait, bien fait..."
A chacun de réfléchir sur son attitude face à l'action et aux résistances, aux blocages qu'elle suscite...


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