Ci-dessous,
j'ai énuméré quelques-uns des paramètres
avec lesquels doivent jongler les dirigeants salariés
des grandes organisations...
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La bourse et les analystes attendent toujours plus de résultats, toujours plus de chiffre d’affaires. Cette croissance peut-elle être infinie ? Réponse non. Mais personne n’ose l’avouer Quand elle s’essouffle, on sacrifie les patrons, les salariés et on repart pour un tour.
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Les actionnaires attendent toujours plus de profits et toujours moins de risques. Le risque n’est-il pas proportionné au profit ? Évidemment si. Mais personne n’ose l’avouer… Quand le pépin arrive, on sacrifie…
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Les clients attendent toujours plus de services, de qualité, pour des prix toujours plus bas. Est-ce bien raisonnable ? Réponse non. Alors on dégrade la qualité sans le dire. Quand ça se voit trop, on sacrifie…
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Les salariés espèrent gagner toujours plus en travaillant toujours moins ou faire carrière en s’épanouissant ? Est-ce possible ? Pas sûr. Quand ça râle trop, on sacrifie…
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La technostructure managériale prétend à l’excellence et à la vérité. Ces deux vertus sont elles réalistes dans une quelconque activité humaine ? Non, mais on demande à tous de faire semblant de le croire. Quand ça râle trop, on sacrifie…
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Les législateurs, les contrôleurs, les vérificateurs prônent la responsabilité des acteurs économiques mais résistent difficilement au plaisir de leur faire la morale et de leur imposer des lois et règlements. Est-ce compatible ? Non. Quand ça coince, on sacrifie…
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Les citoyens rêvent d’une entreprise citoyenne, écologiquement respectueuse, socialement responsable, pas chère, à l’écoute ? La perfection est-elle de ce monde ? Mais non. Quand cela devient trop criant, on sacrifie…
L’entreprise est à la croisée d’aspirations et de contraintes contradictoires : elle doit faire avec, se faufiler, pour survivre sans trop de casse. On est loin du mythe de l’organisme tout puissant.
Mais tout le monde fait comme si, sinon ce serait trop dur de se l'avouer. Les entreprises nous racontent ce que l’on veut entendre : les salariés sont sa richesse, le profit n’est pas un objectif mais un moyen, le client est au centre de leurs préoccupations, elles sont solidaires, socialement et écologiquement responsables, ou elles le seront bientôt, où elles auraient très envie de l’être...
Et les dirigeants doivent se dém.. avec toutes ces visions contradictoires.


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