Extraits d'un article de Challenges.fr
"Lord Turner, patron de la Financial Services Authority (FSA), a fait son coming out. Il a rejoint les positions d'Attac et d'Olivier Besancenot. Le patron de la plus haute autorité de la City s'est dit favorable à reinstauration d'une taxe mondiale sur la spéculation financière. L'affaire, montée en une par le Financial Times du 27 août, a fait s'étrangler le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling, qui a indiqué que ce dispositif n'était pas à l'étude. L'idée - initiée en 1972 par James Tobin, Prix Nobel d'économie 1981 - consiste à consacrer une petite partie des transactions financières internationales au bien-être commun. Que les profiteurs de la mondialisation contribuent directement à financer ses excès. Un ersatz de ce système a été mis au point avec la «taxe Chirac», qui ponctionne, dans quelques pays, les billets d'avion à hauteur de 1 euro environ pour financer des programmes de santé pour les plus démunis.
Il y a une part de provocation dans les prises de position d'Adair Turner. Comme dans celles de la rédaction de The Economist, chantre du libéralisme, qui s'est mise à vanter les mérites du modèle social à la française. Mais le fait est là : la crise a fait basculer la pensée unique universelle. Plus personne n'ose expliquer que le monde doit être dérégulé pour créer plus de valeur. Ni défendre les vertus de l'autorégulation des marchés. Voire soutenir que la «bulle» de ces dernières années a engendré une croissance qui a permis à des centaines de millions de terriens de sortir de la pauvreté, en particulier en Asie."


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