Rachida Dati a essuyé une volée de bois vert pour avoir plaisanté, à deux reprises, sur sa propre ignorance concernant les élections européennes alors qu’elle y est candidate. Plus que l’aveu d’ignorance, c’est, je pense, la désinvolture qui a choqué.
Le chef, comme l’homme politique, ne peut pas, ne doit pas donner l’impression qu’il traite par-dessus la jambe un sujet qui préoccupe ses salariés et sur lequel il est censé être compétent. Cela signifie-t-il qu’il doive avoir réponse à tout, dans les moindres détails ? Sans doute pas et surtout pas. Cependant, il doit toujours réaffirmer les principes, les convictions qui le guident en général et qui le guideront sur le sujet particulier sur lequel il est interrogé. En l’occurrence, Rachida Dati a donné à penser que ces convictions en matière de démocratie européenne laissaient à désirer.
Il n’y a pires chefs que ceux dont l’on suspecte de n’avoir pas de principe ou de convictions.


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